Lemitre S., Gastaldo E., Colle J.B., Martinez L. (2016). Violence sexuelle des mineurs, un nouvel outil clinique. Victimes et auteurs de violence sexuelle. Coutanceau, Damiani, Lacambre. Dunod : 219 – 236.

Cet article présente la GEVS-A (Grille d’Evaluation des Violences Sexuelles de l’Adolescent). Utilisée comme un outil de médiation, cette grille facilite l’audition des mineurs mis en cause dans des faits de violence sexuelle.


Lemitre S. (2015) Penser le travail. Stress, Burn-out, Harcèlement moral.
Dunod : 87 – 98

Si depuis le 19ème siècle le travail est considéré comme une source d’épanouissement personnel et comme une forme d’expression majeure de l’intelligence humaine, cette conception traverse actuellement une crise. Le durcissement du monde du travail génère les symptômes d’une souffrance humaine qui conduit à réinterroger notre modèle social et à questionner la valeur anthropologique centrale du travail comme organisateur social.


Lemitre S. (2015). Origines développementales de la psychopathie.
Santé Mentale. N° 194 : 30 – 35

Une analyse psychodynamique et métapsychologique du dysfonctionnement psychopathique.
Hypothèse d’une origine développementale et psychotraumatique du trouble ayant conduit à la constitution d’un Self fragmenté, disloqué par les expériences de vide interne et compensé par des aménagements défensifs grandioses.


Lemitre S. (2015). Homosexualité à l’adolescence. Souffrances familiales et résilience.
Coutanceau, Bennegadi. Dunod : 87 – 101

A partir d’une analyse du parcours d’Eddy Bellegueule, personnage principal du Roman d’Edouard Louis (En finir avec Eddy Bellegueule), l’article explore les enjeux psychologiques de la découverte de l’homosexualité à l’adolescence, depuis l’acte de révélation jusqu’au processus d’acceptation sociale. Comme pour Eddy, ce parcours initiatique permet parfois à certains jeunes de se découvrir dans l’adversité et d’engager une dynamique résiliente.


Lemitre S. (2013). Profils de personnalité des adolescents auteurs d’agressions sexuelles. Les troubles de la personnalité.
Coutanceau. Smith. Dunod : 143-156

A partir d’une revue de la littérature internationale, l’article dresse une typologie des adolescents auteurs d’infractions à caractère sexuel. Il croise les données issues de la criminologie clinique et de la psychopathologie générale afin d’éclairer la psychodynamique de ces passages à l’acte sexuels à l’adolescence.


Agar A., Anzieu I., Bellard J.-B., Colle J.-B., Gauthier J., Gauthier-Jannot K., Grohens M., Savre E. (2012). CUMP : interventions précoces et différées, premières étapes vers la résilience. Trauma et résilience – Victimes et auteurs de violence sexuelle. Coutanceau, Smith & Lemitre. Dunod : 327 – 337

Cet article présente les modalités d’intervention clinique en situation post-traumatique réalisées par les Cellules d’Urgence Médico-Psychologiques (CUMP). Il alterne points théoriques et situations cliniques concrètes et questionne le concept de résilience.


Lemitre S., Laloum A. (2012). La psychothérapie des victimes de traumatismes sexuels. Trauma et résilience.
Coutanceau, Smith & Lemitre. Dunod : 197 – 206

Cet article fait parti d’un ouvrage coordonné avec Roland Coutanceau et Joanna Smith. Il présente les éléments clés du processus thérapeutique engagé auprès des victimes de traumatismes sexuels. Cette théorisation des aspects techniques du traitement psychique permet au lecteur d’entrer au cœur même du processus thérapeutique afin de comprendre ce qui se joue pour ces patients souvent meurtris.


Lemitre S. (2012). La psychothérapie individuelle. La délinquance sexuelle des mineurs. Tardif, Jacob, Quenneville & Proulx.
Presses Universitaires de Montréal : 225 – 293

Cet article fait partie d’un vaste projet d’ouvrage universitaire en deux tomes mené par un collectif d’experts européens et québécois sur la violence sexuelle des mineurs. Après avoir analysé, au plan métapsychologique, les enjeux de la sexualité adolescente, l’article pose les fondements thérapeutiques et décline les différentes modalités d’interventions menées dans les pays occidentaux pour traiter psychologiquement la violence sexuelle des mineurs.


Lemitre S. (2011). Les mots du trauma. C.Damiani, F.Lebigo. Editions P.Duval.

Ce collectif coordonné par Carole Damiani et François Lebigot est un lexique de la terminologie usuellement employée en psychotraumatologie et en victimologie clinique. Il offre un panorama conceptuel étendu de ces disciplines connexes.


Lemitre S. (2011). Effets subjectifs des violences conjugales sur l’enfant : terreur, effondrement et répétition.
Violence et famille. Dunod : 87-93

L’article porte un éclairage sur le vécu de terreur des enfants témoins de la violence conjugale et montre par quels mécanismes l’enfant peut être amené à reproduire, à l’adolescence, la violence dont il a été témoin. A partir de données convergentes issues de différentes disciplines (psychanalyse, psychologie du développement, neuropsychologie), il met en évidence un ensemble de mécanismes perceptifs, identificatoires et empathiques au cœur du processus de répétition.


Lemitre S. (2010).  Profils cliniques et criminologiques des adolescents auteurs d’agression sexuelle : revue de littérature internationale.
La violence sexuelle.  Coutanceau, Smith. Dunod : 193-205

L’agression sexuelle à l’adolescence est un phénomène répandu dans le monde entier mais il reste méconnu.
A partir des années 80, les Etats-Unis et le Canada ont cependant ouvert la voix en réalisant les premières grandes études épidémiologiques et sur la base de ces travaux, on estime aujourd’hui que 30% des agressions sexuelles sont commises par des mineurs. Il s’agit donc d’un problème de santé publique à propos duquel l’article pose les bases d’un savoir empirique et de recherches.


Lemitre S. (2009). Soins sous contrainte : modélisation d’un dispositif clinique pour adolescents auteurs d’agressions sexuelles. O.Bourguignon :
La pratique du psychologue et l’éthique, Mardaga : 157-169

Cet article original propose une conceptualisation du cadre clinique de prise en charge des mineurs auteurs ou victimes de violence sexuelle. A partir d’un éclairage humaniste (Carl Rogers, 1961, 1963), il montre comment l’attitude du thérapeute, son maniement subtile du transfert et l’outillage précis du cadre clinique permettent bien souvent l’émergence d’une parole sur les faits de violence. A partir d’une expérience clinique empirique, l’article montre que, contrairement aux idées reçues, les soins sous contrainte n’entravent pas l’émergence d’une demande. L’auteur va même plus loin et suppose qu’ils en constituent parfois la condition inaugurale.


Lemitre S. (2008). Trauma et psychopathie : approches psychanalytiques et neuropsychologiques intégrées,
Revue Francophone du Stress et du Trauma, 8 (1).

Selon les données de la littérature, il existerait un lien étroit entre les expériences de victimisation précoce et le développement de la psychopathie. Les expériences d’effraction du corps et les violences physiques, notamment, semblent être des vecteurs privilégiés pour l’émergence de comportements violents à l’âge adulte. Les résultats de plusieurs études suggèrent même que les troubles antisociaux pourraient être la conséquence évolutive de psychotraumatismes précoces et répétés. Pour mieux comprendre les liens entre état de stress post-traumatique et psychopathie, une étude portant sur une cohorte de 33 psychopathes a été menée par Samuel Lemitre, dans le cadre de sa thèse doctorale. Ces sujets, incarcérés pour crimes et délits, ont été recrutés au SMPR de la maison d’arrêt de Fresnes sur la base d’un diagnostic établit à l’aide de l’échelle de Hare (score de psychopathie >27). A partir de données recueillies dans les notes cliniques et les expertises psychiatriques, l’auteur a établi la prévalence des sujets ayant été confrontés à des évènements à forte potentialité traumatique et/ou qui présentent une symptomatologie actuelle. Les résultats indiquent que plus de 60% des sujets de l’échantillon on été confrontés à des situations de maltraitance infantile sévère. Près de 30% présentent une symptomatologie psychotraumatique évidente et 45% des signes de dissociation. L’auteur interroge le sens de ces données et tente de formuler des hypothèses théoriques intégratives permettant de mieux comprendre le rôle joué par le psychotrauma dans le déséquilibre psychopathique.


Lemitre S., Coutanceau, R. (2006). Trouble des conduites sexuelles à l’adolescence : clinique, théorie et dispositif psychothérapique,
Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence, 54, 183-188

Cet article pose les bases cliniques et théoriques de prise en charge des mineurs auteurs d’infractions à caractère sexuel. Il esquisse quelques hypothèses psychodynamiques permettant d’éclairer la compréhension des passages à l’acte. Il propose notamment une hypothèse préconceptuelle supposant l’existence chez ces adolescents d’un déficit fonctionnel de la membrane pare-excitatrice (Moi-Peau, Anzieu 1974) permettant de réguler souplement l’ajustement entre monde interne et monde externe. Il éclaire ce dysfonctionnement sous un angle développemental en supposant que ce déficit est observable dès la préadolescence du fait qu’à cet âge les jeunes réinvestissent le monde externe et que cela s’opère dans un contexte de bouleversement hormonal et de remaniement pulsionnel profond.